Recherche

Mes intérêts de recherche portent principalement sur l’économie politique des enjeux environnementales et énergétiques, dans une perspective comparée et à multi-niveaux. Je suis d’abord intéressé à comprendre comment les acteurs politiques forgent leurs préférences et comportements sur des enjeux complexes, de manière à expliquer pourquoi les gouvernements adoptent certaines politiques environnementales et énergétiques. Autant au niveau micro que macro, mes recherches visent à comprendre comment les intérêts et préférences des acteurs interviennent dans le contexte institutionnel dans lequel ils évoluent.

Cette recherche m’amène à étudier différents facteurs tels que le rôle des experts, la mobilisation des groupes d’intérêt, la polarisation idéologique et partisane, les perceptions du risque, les préférences électorales, l’opinion publique ainsi que la concentration régionale des ressources et d’intérêts (en interaction avec les modes de scrutins, les frontières politiques/électorales et le fédéralisme) dans la formulation et la mise en œuvre de politiques publiques en matière d’environnement. Je travaille actuellement sur plusieurs projets financés notamment par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), le Fonds de recherche sur la société et la culture (FRQSC) du Québec et Génome Canada.

Intérêts et champs d’expertise

  • Politique publique comparée
  • Opinion publique
  • Politique environnementale
  • Méthodologie de recherche
  • Économie politique


Projets de recherche

  • Perceptions du risque, préférences et politique publique

    Perceptions du risque, préférences et politique publique

    Confronté à une complexité croissante, les décideurs publics recourent de plus en plus à la recherche scientifique pour éclairer les politiques publiques dans des domaines aussi diversifiés que l’énergie, l’environnement, le transport, l’agriculture, la sécurité alimentaire, les pêches, la communication et la santé. Ce projet pluriannuel financé par le CRSH explore notamment les questions suivantes : Qui sont les experts? Comment sont-ils sélectionnés? Quel est leur rôle dans le processus d’élaboration des politiques? Quelle est l’influence des experts sur les perceptions des élites et du grand public? Dans quelle mesure et dans quelles conditions les décideurs politiques, les experts et les membres du public remettent-ils en question leurs choix en prenant en considération de nouvelles informations? Pour répondre à ces questions, le projet s’appuie sur la littérature des sciences sociales et de la psychologie pour éclairer les processus sous-jacents à la perception du risque, la formation de préférences et les changements d’attitudes. Par exemple, le projet vise à examiner les risques dans les domaines de la fracturation hydraulique, des éoliennes, des changements climatiques et en matière de décontamination des sols. Le projet se fonde sur des recherches entreprises avec Éric Montpetit (Université de Montréal) et Jean-Philippe Gauvin (Université de Montréal), et a donné lieu à une collaboration avec Simon Kiss (Wilfrid Laurier).

  • Opinion publique sur le climat et l’énergie

    Opinion publique sur le climat et l’énergie

    Dans un contexte de consensus scientifique croissant quant à l’existence et aux causes des changements climatiques, ce projet vise à comparer l’opinion publique sur des questions se rapportant à la science et aux politiques de réductions des gaz à de serre. Dans la mesure où les émissions de carbone sont associées à un vaste éventail d’activités humaines (notamment le chauffage des maisons, les transports et la croissance économique en général), les réductions d’émissions exigeront des citoyens qu’ils modifient la façon dont ils travaillent, jouent et mènent leur vie quotidienne. Par conséquent, le changement de comportement est primordial à fin de répondre aux défis des changements climatiques. De plus, dans une certaine mesure, les réductions d’émissions entraînent des coûts liés à l’innovation et au roulement du capital social, ce qui soulève d’importantes questions relatives à la distribution des coûts et bénéfices, ainsi qu’aux questions sur le consentement à payé pour les mesures de réduction. Il est donc indispensable de mieux comprendre la perception du public sur la question et son degré de préparation pour y répondre. Mené en collaboration avec Christopher Borick (MuhlenbergCollege) et Barry G. Rabe (Université du Michigan), ce projet pluriannuel permet de recueillir des données provenant d’enquêtes d’opinion publique réalisées au Canada et aux États-Unis, et ainsi établir des comparaisons directes entre les deux pays à travers le temps.

  • Politiques publiques comparées en matière de climat, d’environnement et d’énergie

    Politiques publiques comparées en matière de climat, d’environnement et d’énergie

    Ce projet se fonde sur ma thèse de doctorat financée par le CRSH intitulée Energy Security and Climate Change Policy in the OECD: The Political Economy of Carbon-Energy Taxation. J’explore les grands écarts à l’échelle internationale quant à la taxation des principaux combustibles fossiles (le charbon, le mazout, le diésel, l’essence et le gaz naturel). J’observe que les taux de taxation des combustibles fossiles varient en fonction des modes de scrutin et ce en interaction avec les préférences des électeurs et la composition idéologique des gouvernements. Plus récemment, j’ai collaboré avec Matthew Paterson (Université d’Ottawa) et Robert MacNeil (Université de Sydney) afin de poursuivre cette recherche. Cette collaboration vise l’élaboration une d’analyse comparative des politiques nationales et des instruments utilisés pour réduire les gaz à effet de serre.

  • Fédéralisme climatique au Canada et aux États-Unis

    Fédéralisme climatique au Canada et aux États-Unis

    Le projet, financé par le CRSH et le FQRSC, pose une série de questions élémentaires, mais fondamentales : 1) Pourquoi le changement climatique représente-t-il un enjeu du fédéralisme? 2) Pourquoi les gouvernements fédéraux du Canada et des États-Unis n’ont-ils pas réussi à mettre en œuvre des politiques de réduction des émissions efficaces? Et, pourquoi certaines politiquesdes états fédérés sont-elles apparues unilatéralement? Le projet, dans le cadre duquel différentes méthodes sont utilisées, a permis des collaborations avec Barry G. Rabe (Université du Michigan), David Houle (Université de Toronto) et Mark Purdon (London School of Economics). Il met actuellement l’accent sur les mesures entreprises au Québec et en Californie pour mettre en œuvre le Western Climate Initiative (WCI) et d’autres mécanismes de tarification du carbone.


Collaborateurs

Christopher P. Borick (Muhlenberg College)

Stephen Clarkson (University of Toronto)

Jean-Philippe Gauvin (Université de Montréal)

Timothy B. Gravelle (University of Essex)

David Houle (University of Toronto)

Simon Kiss (Wilfred Laurier University)

Robert Macneil  (University of Sydney)

Éric Montpetit  (Université de Montréal)

Alexandre Morin-Chassé (Université de Montréal)

Matthew Paterson (University of Ottawa)

Mark Purdon (London School of Economics)

Barry G. Rabe (University of Michigan)

Endre Tvinnereim (Uni Rokkan Centre, Norway)